CRITIQUE DE L'ETUDE DU LANCET SUR INSITE  
     
  L’étude du Lancet sur Insite se révèle être de la fausse science, et un mauvais rapport.

Des Australiens ont contribué à mettre en évidence des erreurs dans les recherches à propos de la salle de shoot de Vancouver.

Trois médecins australiens faisaient partie de l’équipe internationale qui a constaté des erreurs majeures et inexcusables dans l’étude hautement influente du Lancet effectuée en 2011 sur la salle de shoot Insite de Vancouver. Ces erreurs entraînent la nullité des revendications de l’étude selon lesquelles l’ouverture d’Insite aurait réduit ostensiblement les surdoses dans les environs immédiats. L’analyse de l’équipe internationale a été envoyée par le réseau de prévention contre la drogue du Canada au comité d’éthique de l’organisme qui a financé l’étude du Lancet avec des questions concernant la recherche frauduleuse et la faute professionnelle.

L’article du Lancet, publié en ligne le 18 avril 2011, prétendait que le nombre de morts par surdose dans un rayon de 500 mètres dans les environs d’Insite fut réduit de 35 %, tandis que dans le reste de Vancouver on observait une réduction de 9 %.

Cet article a eu de l’influence lors des audiences de la Cour suprême du Canada du 12 mai 2011, jour où la Cour a réservé sa décision au sujet de la possibilité légitime pour le Gouvernement canadien de fermer Insite.Le Gouvernement canadien essaye de fermer Insite depuis 2006, mais il en a été empêché par une action en justice de la part d’activistes de la réduction des risques.

L’équipe internationale en charge de l’étude, y compris quatre Australiens, un médecin titulaire d’un doctorat canadien et le docteur Robert Dupont, premier président du National Institute on Drug Abuse (NIDA), ont établi que les revendications de réduction du nombre de morts à Vancouver n’étaient pas corroborées par les données du Coroner de la Colombie-Britannique, qui, elles, indiquaient clairement une augmentation des décès liés à la drogue entre 2002 et 2007 à Vancouver, malgré l’ouverture d’Insite en septembre 2003.

Les chercheurs du Lancet ont apparemment « fabriqué » une fausse image de décrue du nombre de morts par surdose, en incluant 2001 dans les années de comparaison avant l’ouverture d’Insite, une année au cours de laquelle l’héroïne fut particulièrement disponible de même que les surdoses, en comparaison avec des années faisant l’objet de l’étude du Lancet.

D’autres études scientifiques, par trois des chercheurs, révèlent qu’ils savaient pertinemment que 2001 avait été significativement différente par rapport aux années suivantes. Ce qui est particulièrement préoccupant est le fait que les chercheurs du Lancet affirment qu’ils ignoraient totalement les changements de politique de maintien de l’ordre autour d’Insite entre 2001 et 2005, alors que ces changements auraient pu affecter les chiffres de morts par surdose. En fait, 66 policiers supplémentaires ont été dépêchés depuis 2003 afin de patrouiller spécifiquement dans les douze zones du secteur entourant Insite. Sur la plus grande zone fut annoncée une baisse de 35 % de décès. Les changements ont été tellement significatifs que des activistes ont déposé des plaintes à tous les niveaux du Gouvernement canadien de même qu’auprès des Nations-Unies, du fait de ces trois chercheurs du Lancet qui ont collaboré à l’élaboration d’un article en 2004, lequel décrivait le déplacement des dealers et des toxicomanes vers d’autres zones de Vancouver comme un résultat de cette politique.

Le coordionnateur de la recherche de Drug Free Australia, Gary Christian, a déclaré : « ces chercheurs ne peuvent prétendre honnêtement qu’ils ne connaissaient pas les changements de politique de maintien de l’ordre dans les environs immédiats d’Insite alors que certains d’entre eux ont produit une étude condamnant avec indignation ces changements de politique. Ces inexplicables erreurs et ces omissions sont le prix qu’a payé le Gouvernement canadien pour avoir confié l’évaluation scientifique d’Insite aux lobbyistes de la salle de shoot. Les activistes ne sont jamais susceptibles de fournir une science objective et il doit y avoir des douzaines d’autres études sur Insite qui doivent être remises en question par voie de conséquence, grâce à cela. »