Réduire l'incidence des maladies infectieuses  
     
  En théorie, la mise en œuvre des salles de shoot a été liée à la réduction des maladies infectieuses grâce à son impact sur les comportements à risque. L’argument est que l’incidence de maladies comme le VIH et l’hépatite C chez les toxicomanes peut être réduite grâce à l’amélioration des comportements à risques cités ci-dessus. Bien sûr, ce processus suppose que les salles de shoot limitent les comportements à risques, hypothèse douteuse qui, jusqu’à aujourd’hui, n’a pas été prouvée. Cependant, même si ce lien provisoire avait été prouvé, il y a deux facteurs qui font qu’il est très difficile d’établir un réel lien entre les salles de shoot et les réductions des maladies infectieuses. Premièrement, plusieurs pays qui ont des salles de shoot ont également de faibles taux de population affectée par le VIH. Ces faibles taux de prévalence rendent difficile la détection des changements des taux ; pour la plupart, il est peu probable que les changements du nombre de cas seraient suffisants pour détecter des tendances statistiquement significatives. Cela permet d’expliquer, par exemple, pourquoi il n’y a aucune preuve que la fréquence (fréquence des cas nouveaux) de VIH ou le VHC dans les zones environnant la salle de shoot de Sydney a augmenté ou diminué.

Deuxièmement, dans la population globale de personnes touchées par le VIH ou le SIDA, seulement une faible proportion peut déterminer que sa maladie est uniquement due à l’utilisation de drogue par voie intraveineuse. Aux Pays-Bas et en Allemagne, seulement 8 % et 12 % des cas de SIDA sont le résultat de l’utilisation de drogue par injection.