Réduire le nombre d'overdose et de décès par overdose  
     
  L’autre point majeur attribué aux salles de shoot est la réduction des surdoses de drogue, et surtout les décès par surdose. Il se peut que la statistique la plus généralement citée soit que personne n’a jamais succombé à une surdose de drogue dans une salle de shoot. Il y a eu en fait quelques décès, mais là n’est pas la question. Un si faible taux de mortalité est tellement impressionnant qu’il serait presque impossible de réfuter cette hypothèse. Une deuxième statistique souvent citée est que le risque de faire une surdose grave (à savoir, une surdose qui nécessite au moins une nuit d’hospitalisation) est dix fois plus élevé lorsque cela se passe dans la rue qu’une surdose qui survient dans une salle de shoot4. De là à dire que les salles de shoot préviennent les décès par surdose, c’est une évidence encore loin d’être prouvée.

On n’a trouvé aucune preuve dans l’évaluation de la salle de shoot de Sydney qu’elle a eu un quelconque effet sur le nombre de décès par surdose dans le quartier Kings Cross. Les résultats de cette évaluation ont été confondus avec une pénurie d’héroïne qui a coïncidé avec l’ouverture de la salle de shoot. Cela représente un point important, car il souligne les difficultés sous-jacentes dans l’évaluation d’hypothèses impliquant un changement longitudinal.